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reportage

Gabrielle Chanel et ses années folles sur la Riviera

18 Juillet 2025 , Rédigé par Kris Darquis auteure scenariste conférencière Publié dans #mode, #tourisme, #côte d'azur, #Monte-Carlo, #Provence, #Evènementiel, #reportage, #chanel

Gabrielle Chasnel (1922) qui marquera l'histoire de la Haute Couture sous le nom de Coco CHANEL

Gabrielle Chasnel (1922) qui marquera l'histoire de la Haute Couture sous le nom de Coco CHANEL

La Principauté de Monaco rend hommage cet été à Gabrielle Chanel en mettant le focus sur les années folles passées sur la Riviera de l'icône de la Haute Couture française. Une exposition de photos et de robes témoignent de la forte influence de ses séjours sur la côte quand à son inspiration et sa créativité. En 1910, âgée de 27 ans, la jeune Gabrielle inaugure en 1910 à Paris, rue Cambon, une boutique de chapeaux "Chanel Modes" qu'elle agrandira et diversifiera au fil du temps. Ce premier jalon sera rapidement suivi par l'installation de boutiques dans des stations balnéaires déjà prisées par la jet-set : Deauville en 1912, Biarritz en 1915 et Monte-Carlo où elle ouvrit une boutique le 31 décembre 1913 à l'hôtel Hermitage. Elle achètera en 1930  la villa Pausa donnant sur le sentier littoral de Roquebrune-Cap-Martin pour en faire sa demeure jusqu'en 1953. 

license accordée à Gabrielle Chasnel pour l'exploitation d'un commerce de modes à l'hôtel Hermitage le 31 décembre 1913

license accordée à Gabrielle Chasnel pour l'exploitation d'un commerce de modes à l'hôtel Hermitage le 31 décembre 1913

Venons-en maintenant au style. Celui-ci obéit à des principes de base constituant le substrat de la marque Chanel reconnaissable entre toutes - audace, simplicité, aisance et liberté dans le mouvement du corps. Elle tire son inspiration de la pratique féminine du sport de loisirs alors en plein essor (golf, tennis, équitation). Elle fera porter pantalons, jupes fluides et même shorts alliant masculin et féminin. Plus tard, viendront robes de soirée (la fameuse robe noire) et accessoires emblématiques. L'initiale CC n'est pas prête de disparaître car elle reste intemporelle (Kris Darquis). 

La silhouette longiligne de Gabrielle Chanel avec sa célèbre marinière ( villa Pausa)

La silhouette longiligne de Gabrielle Chanel avec sa célèbre marinière ( villa Pausa)

Un style intemporel

Un style intemporel

Chanel et la mer, une longue histoire

Chanel et la mer, une longue histoire

la célèbre robe noire et le collier de perles

la célèbre robe noire et le collier de perles

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SARZEAU : UN JEU DE PISTE VERS UN MYSTERE....(sur les pas de l'abbé Boudet)

18 Mars 2019 , Rédigé par Kris Darquis auteure et animatrice chaine You Tube Publié dans #histoire, #mystères, #bretagne, #abbé Boudet, #Rennes-le-Château, #Esotérisme, #reportage, #rennes-les-Bains

SARZEAU : UN JEU DE PISTE VERS UN MYSTERE....(sur les pas de l'abbé Boudet)

Sarzeau au centre de la presqu’île de Rhuys bordant le golfe du Morbihan. Outre la beauté du site, le but de cette visite était de dérouler le fil suivi par plusieurs chercheurs reliant ce lieu aux Razès : Sarzeau anagramme de Au Razèsapparaît dans l’œuvre de Maurice Leblanc avec Dorothée, danseuse de cordeet en introduction d’une nouvelle du recueil Les Confidences d’Arsène Lupin (1913) annonçant le mariage du gentleman cambrioleur avec Mademoiselle Angélique de Sarzeau-Vendôme (s’agit-il d’un axe à prendre en compte ?). Mais le plus intéressant et curieux est l’évocation de Sarzeau par l’abbé Boudet dans La Vraie Langue Celtique – page 156 chapitre V l’Armorique et ses tribus  « Tous les auteurs qui se sont occupés des industries celtiques nous apprennent que les tamis de crin sont d’invention gauloise mais ils ne disent pas où était le lieu d’invention et de fabrication.Sarzeau, dans la presqu'île de Rhuis nous instruit amplement à ce sujet – sarce (sarse), tamis, tissu de crin – to sew (sô), attacher, coudre » Un lieu qui instruit amplement se doit en toute logique de recéler des informations. L’auteur Jean-Pierre Garcia ayant eu l’excellente idée de suivre ce principe, nous connaissons aujourd’hui la présence ô combien instructive d’un tableau en l’église Saint-Saturnin de Sarzeau ressemblant en bien des points à la fameuse piéta ou christ au lièvre codée de Rennes-les-Bains. Vous pouvez voir des photos de cette œuvre sur le site de Jean-Pierre Garcia ainsi que sur le site de la Gazette de Rennes-le-Château(copyright Hemeac). Nous pensions pouvoir l’observer de visu et la photographier sauf que la déception fut au rendez-vous.  Point de tableau ! Avait-il disparu comme pouvait le laisser supposer des cadres vides à l’entrée de l’église ? Des personnes sur place ont avisé qu’en effet des tableaux avaient été mis dans la réserve sans être en mesure de nous donner plus de détails. Ce n’est qu’après coup que j’ai réalisé que la photo d’Hemeac de la Piéta datant de 2015 provenait de l’abbatiale Saint-Gildas-de-Rhuys et non de Sarzeau. 

La Piéta en miroir de celle de Rennes-les-Bains photographie en 2012 par Hemeac

La Piéta en miroir de celle de Rennes-les-Bains photographie en 2012 par Hemeac

La Piété ou Christ au Lièvre de Rennes-les-Bains (mise en place du temps de l'abbé Boudet) photo © JLG

La Piété ou Christ au Lièvre de Rennes-les-Bains (mise en place du temps de l'abbé Boudet) photo © JLG

J.P Garcia de son côté m’a confirmé que la Piéta photographiée sur son site était bien à Sarzeau en 2012. Ce déménagement de tableau est certes un détail mais il confirme bien que l’abbé Boudet en son temps était étrangement bien informé de la mise en place à Sarzeau de cette Piéta bretonne faisant miroir à celle de Rennes-les-Bains. Informé par qui et comment, lui l’occitan qui n’avait guère quitté sa région. Question : Y aurait-il eu des Lazaristes à Rhuys susceptibles de communiquer avec lui ?  Demeure  la certitude que l’abbé n’agissait pas seul et qu’il faisait bien parti d’un groupe. 

Autre fait à noter : L’église de Saint Saturnin de Sarzeau fut en possession de l’intégralité des copies des Sept Sacrements de Poussin. Selon un article de la Semaine Religieuse de 1868, ces tableaux faisaient l’étonnement des visiteurs connaisseurs. Le Duc d’Orléans, le père du Roi Louis-Philippe possédait une magnifique collection de tableaux au Palais Royal dans laquelle se trouvaient les orignaux de Poussin des Sept Sacrements plus les copies effectuées par les élèves du Maître et retouchées par ce dernier. Les originaux furent rachetés par un Anglais, les copies restèrent en France. Après avoir passé par un grand nombre de mains, elles ont été achetées par le Marquis Hippolyte de Gouvello qui en a fit don à l’église de Sarzeau. En 1952, il n’en restait plus que trois (L’Eucharistie – l’Ordination (1647) et le martyre de Saint Sébastien qui s’avéra être une œuvre du Guerchin. Tiens Poussin et Le Guerchin de nouveau « in the picture » dans ce même lieu ! (ref. document église) Pour terminer quelques photos de Sarzeau… 

L’église primitive de Sarzeau date du XI et XIIème siècle construit sur le même modèle que l’église abbatiale de St Gildas de Rhuys – notez les deux pyramides latérales sur le Fronton © JLG

L’église primitive de Sarzeau date du XI et XIIème siècle construit sur le même modèle que l’église abbatiale de St Gildas de Rhuys – notez les deux pyramides latérales sur le Fronton © JLG

Le château de Suscinio, ancienne demeure des Ducs de Bretagne  © JLG

Le château de Suscinio, ancienne demeure des Ducs de Bretagne © JLG

Un diable boiteux comme celui de Rennes-le-Château  © Darquis

Un diable boiteux comme celui de Rennes-le-Château © Darquis

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