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La Tour de l'Ile d'Or ou de l'Ile Noire ? (St Raphael)
La construction d’une tour néogothique dans un lieu insolite semble avoir enflammé plus d’un esprit original au début du XXème siècle. Preuve en est la Tour de l’Ile d’Or au large de St Raphael. Nul ne connait l’origine de cette appellation mais si on associe l’or au rouge des roches du Cap Dramont attenant, l’ile se situe dans un écrin alchimique naturel. Ne manquait qu’une tour qu’un certain Auguste Lutaud n’hésita pas à élever vers 1909. Selon la légende, la propriété du lieu lui serait tombée dans les mains par une providentielle partie de cartes dont elle était l’enjeu. Médecin à l’évidence fortuné, il entreprit de personnaliser cet ilot désert en petit royaume où il organisait des réceptions pour des visiteurs choisis. Il frappa même monnaie sous le nom d’Augustus 1er.
Féru d’histoire, le choix d’une tour carrée, crénelée, de type sarrasine à cinq étages contrairement aux tours ronde de style génois plus fréquentes dans la région a pu être motivé par le fait que Saint Raphael servit de quartier général aux Sarrasins pour préparer leurs incursions dans le sud.
L’île d’Or aurait inspiré le célèbre Hergé pour son 7ème album – l’Ile Noire – qui s’articule autour d’une affaire de faux-monnayeurs. La couverture de la première édition de 1938 reflète bien la configuration du lieu (voir photo). Pour répondre aux impératifs de son éditeur britannique, Hergé modifia en 1966 le graphisme. Il rajouta une seconde tour, ronde celle-ci, pour lui donner un aspect « écossais » en adéquation avec le récit.
A partir de 1962 l’ile est vendue à Fr ançois Bureau et à ce jour appartient toujours à cette famille. Propriété privée, elle est fermée au public mais contournable en bateau. Il se pourrait que ce soit le rocher en forme de « veilleur » à l’ombre de la tour qui abrite les cendres du monarque autoproclamé.
Kris Darquis
Marie-Madeleine : Figure biblique, archétype du retour du Féminin ancestral
A l'approche de Pâques, pensée pour Marie-Madeleine, CELLE qui fut choisie par Jésus pour transmettre sa parole et son initiation. Je lui consacrerai une grande partie de ma conférence en tant qu'archétype contemporain et incontournable vecteur du Retour du Féminin (pour un nouveau paradigme) que je présenterai cet été à Blandas - l'Etrange Rendez-vous - dont je suis la marraine - voir lien ci-dessous (Kris Darquis)
Merveilles du VERdon : Le Serpent Vert de l'Artuby et la route Napoleon
Qui plonge le regard dans les eaux vertes de l'Artuby, renais à la vie...Aux confins du Haut-Var et les Alpes-Maritimes, à l'entrée du mystérieux Verdon serpente une rivière nommée Artuby déclinant toutes sortes de Vert...tel un Colorado provençal. passant sous un pont dédiée à une Dame.. Non loin le village d'Escragnolles où l'Empereur Napoléon aurait séjourné dans une auberge (aujourd'hui rénovée en appartements) de retour de son exil de l'île d'Elbe (1815)
Marie-Madeleine et le Féminin - conférence Partage Bugarach 16 juillet 2019
J'ai donné le mardi 16 juillet dernier une conférence - une première pour moi - sur une analyse de l'ancrage du phénomène Marie-Madeleine dans le triangle audois (Rennes-le-Château/Rennes-les-Bains et Bugarach) qui en toute logique aurait dû s'étioler après l'effet Da Vinci Code en 2003. En 2017, nous avons célébré le centenaire de la mort de l'abbé Saunière, force est de constater aujourd'hui qu'il y a de plus en plus de visiteurs du monde entier qui se déplacent pour Elle que pour lui pour se connecter à travers la Dame biblique à un Féminin plus ancien, ancestral nommé le Féminin Sacré. J'ai compris que le projet initial de l'abbé Saunière était de transformer le village de Rennes-le-Château en lieu dédié à la Sainte et que ce projet programmé est devenu réalité. Mon propos était de décrypter la genèse du phénomène, comment s'il s'est enraciné et pourquoi il continue de se développer. L'accueil suscité par cette thématique a dépassé toutes mes espérances. La salle était comble avec des amis, lecteurs et nouveau public que je remercie du fond du coeur. J'ai été très touchée par leurs applaudissements et leurs messages d'encouragement à continuer. Que cette première ait eu lieu à Bugarach était symboliquement important à mes yeux. Il s’est passé quelque chose de magique dans la salle, l’esprit de la Déesse très proche devait être avec nous - Merci à Alexandre Rougé - organisateur - et Nicolas Laurent pour son assistance technique. Cette conférence a fait son chemin en moi et à l’extérieur nul doute qu'elle va m’orienter vers de nouveaux horizons (Kris Darquis)
TEMPLIERS ET MYSTERES DE PROVENCE 13 OCTOBRE 2018 (BRAS/VAR)
Suite au grand succès rencontré l’année dernière à Montfort-sur-Argens, l’association Groupe Var Média présidée par notre ami Eridan d’Astor a décidé de reconduire un cycle de conférences consacré aux Templiers par le prisme de la réalité historique et des mythes qu’ils suscitent à Bras en association avec Brachium Templarii (président Christophe Revertegat) et partenariat avec la Gazette. Bras est situé à 10 kilomètres de la basilique Saint-Maximin abritant les reliques de Marie-Madeleine. Le village s’est constitué autour d’un castrum juché sur la colline Saint Pierre. A partir du douzième siècle, L’Ordre du Temple décide de s’y établir et de fonder une des plus importantes commanderies de la région. Comme tous les autres édifices, elle sera dévolue plus tard aux Hospitaliers. Des vestiges de ce passé médiéval restent visibles: le pigeonnier d’un ancien château et la chapelle templière Notre-Dame-de-Bethléem où chaque 21 juin on peut observer la lumière du soleil traversant l’abside par une petite ouverture pour venir éclairer l’autel. Egalement à noter un domaine templier remarquablement rénové en maison d’hôtes - le Peyrurier
Les Templiers ont été particulièrement avec nous car le 13 octobre est tombé précisément ce samedi. Salle comble - 200 personnes ont été accueillis à BRAS ouverts dans la salle des fêtes très bien équipée pour l’évènementiel. Le matin, une fête du livre a réuni une quinzaine d’auteurs venus du Var, des Alpes Maritimes et de l’Aude avec la présence de George Kiess. Comme je l’ai rappelé en introduction des conférences, la Provence et l’Occitanie ont partagé pendant de longs siècles le même espace politique, économique et culturel. Des points communs : une histoire templière singulière car les Templiers des deux régions n’ont pas été arrêtés le 13 octobre 1307 mais plus tard, la figure de Marie-Madeleine et des familles éminentes provençales ayant des racines occitanes comme les De Villeneuve. Il est donc logique que les passionnés de l’Histoire et des mystères du Var et de l’Aude se rejoignent et ce fut le cas. Occasion de rencontres et d’échanges avec des internautes dont beaucoup consultent régulièrement la Gazette. L’après-midi, quatre conférences se sont succédé avec des thèmes variés : l’histoire du Temple en général et celle en Provence en particulier (Richard Buadès), le Verdon (Paul Amoros), l’histoire et les mythes liés aux Templiers + l’implantation templière à Bras et Montfort (Eridan d’Astor) et enfin la pyramide de Falicon (Pierre Beny).
Bravo aux organisateurs. Evènement réussi sur toute la ligne.
Rendez-vous a déjà été pris par Eridan pour 2019 (Kris Darquis)
Pierre BENY (la Pyramide de Falicon - une vue de l'esprit) et Jean-Francois COUBAU (la porte de lumière)
Le château des Templiers de Montfort (Var) - histoire et vidéo

Montfort-sur-Argens fait partie des haut-lieux templiers auréolés de légendes trésoraires. Le village se situe à quinze kilomètres de Brignoles, au coeur de la Provence verte. Le château qui surplombe un réseau de ruelles étroites lui confère un aspect médiéval, typique des villages varois. Derrière l'église Notre Dame de la Purification (située près de la Mairie), on peut remarquer un curieux monument au morts, en forme de pyramide moderne.
Le château et les terres environnantes appartenaient primitivement au Comte de Provence, Alphonse II qui les céda à l'Ordre du Temple, en 1207. Le bâtiment fut converti en commanderie et en centre d'entraînement puis reconstruit en maison du Commandeur lorsque l'Ordre de l'Hôpital en prit charge . Le château restera propriété de l'Ordre de Malte jusqu'à 1793. Il est à noter que Charles II d'Anjou, Comte de Provence, s'est montré plus que réticent à pourchasser les Templiers au grand dam de Philippe le Bel, après leur arrestation en 1307. Un certain nombre de dignitaires templiers provençaux purent ainsi échapper à la vindicte du roi de France.
Plusieurs légendes référantes à ce lieu sont rapportées : les oiseaux qui auraient le malheur de pénétrer dans le château y perdraient leur sens de l'orientation et finiraient par se fracasser contre les murs. Les avions auraient instruction de ne pas le survoler. De là, à penser qu'il émanerait de ce lieu de puissantes énergies telluriques, il n'y a qu'un pas que le regretté et célèbre écrivain de science-fiction, Jimmy Guieu, a franchi avec un roman qui a remporté le grand prix du roman ésotérique en 1969 (couverture en fin d'article). Dans l'Ordre Vert, ce passionné d'ufologie et d'ésotérisme (décédé en 2000) entraine son héros récurrent, le journaliste Gilles Nowak, dans la crypte sinistre de la commanderie de Montfort d'où se dégagent des vibrations étranges et un bourdonnement pénible et qui renferme un caisson de métal à la faculté de lévitation. Plus loin dans le récit, il mentionne que Montfort fut un haut-lieu templier mais nullement sur le plan de ses activités visibles. Il évoque un certain Roncelin de Fos qui aurait franchi tous les degrés de l'initiation pour devenir le grand maître occulte du Temple. Selon les registres templiers, un certain Roncelin de Fos a bien été répertorié en qualité de Maître du Temple en Provence, en 1265.
Des témoignages pourraient corroborer la possibilité d'un "trésor" enfoui dans les sous-sols du château. Des Allemands ont occupé l'ancienne commanderie pendant la deuxième guerre mondiale et auraient fait procéder à des fouilles souterraines - fouilles effectués dans un premier temps par des maçons du village qui auraient refusé de continuer pour des raisons inconnues puis par des prisonniers réquisitionnés.
Propriété privée, le château ne peut pas être visité. Sur la pancarte située à l'entrée, il est spécifié que le bâtiment central est encadré par deux tours carrées, qu'il comporte trois étages dont deux sont habitables avec à l'intérieur, un superbe escalier à vis et une salle capitulaire. L'ensemble repose sur des sous-sols voûtés formant plusieurs salles, seuls vestiges de l'époque templier. Voir reportage sur lien en bas de page (Kris Darquis)
Pour compléter la visite de ce lieu templier - une auberge incontournable - le Mas des Templiers (voir suite article).
Kris Darquis © L'ancienne commanderie templière se trouve au numéro 13 de la rue du Château. Comme toutes les possessions templières de la région, elle dépendait de la commanderie du Ruou dont il ne subsiste que quelques ruines. Au-dessus de la porte centrale, une magnifique croix hospitalière témoigne de la dévolution du bâtiment aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem- en 1315 - après la dissolution de l'Ordre du Temple. En 1319, un Hospitalier provençal - Hélion de Villeneuve, frère cadet de Sainte Roseline de Villeneuve (Arcs-sur-Argens) - deviendra grand-maître de l'Ordre.
Kris Darquis © L'auberge se situe à la sortie du village, en direction de Cotignac, lieu de pélerinage renommé, qui reçut la visite, en 1660, de la Régente Anne d'Autriche et du tout jeune Louis XIV, en action de grâces pour la naissance du Dauphin après plus de vingt ans de mariage stérile. Ce dernier demandera à son médecin personnel, Antoine Vallot, de se rendre aux Arcs pour examiner la dépouille de Roseline de Villeneuve qui était en parfait état de conservation, depuis son décès en 1329. Le docteur perça un des yeux de la sainte et du liquide s'en écoula.
Kris Darquis © Une hospitalité toute templière est assurée par Christelle, originaire des Landes, qui a eu un coup de coeur pour le village et son histoire. Cet ancien gîte rural a été transformé en auberge après trois ans de dur labeur mais le résultat mérite le détour. La cuisine est délicieusement concoctée à base de produits frais et faits maison. Le trésor des Templiers se trouverait-il dans les profondeurs du puit restauré qui est visible dans la salle ?
Kris Darquis © Le chevalier Raymond de Montfort se fait un plaisir de conter les légendes et les mystères des Templiers à ceux qui sont passionnés par le sujet.
Préface de Jimmy Guieu : A mon ami Gérard COUETTE (propriétaire du château, aujourd'hui décédé). En toute communion d’esprit et en souvenir de notre fascinante quête du paranormal en la Commanderie Templière de Montfort-sur-Argens. .
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REPORTAGE SUR LE CHATEAU DE MONTFORT-SUR-ARGENT - HAUT LIEU TEMPLIER
Reportage effectué à Montfort-sur-Argens (Var) haut lieu d'initiation par les Templiers puis plus tard par les Hospitaliers - lieu considéré comme un des lieux les plus chargés d'Histoire et d...
MISSION N INVERSE (CANNET-DES-MAURES/VAR)
Suite au précédent reportage "Rennes-le-Château s'invite à Saint-Maximin" ... et grâce aux indications fournies par Axel Graisely dans Le Colporteur - Le Combat des Extrêmes illustré par Lo Bé (Editions Un autre regard/Prestance - 2012) nous voilà dans le vieux village du Cannet des Maures anciennement nommé Castrum de Caneto (Var) sur la piste d'un N inversé..
©Kris Darquis. La croix de mission se trouve à l'entrée du village avec l'inscription gravée sur le socle : MiISSION 1861 avec le SION plus accentué et le N inversé. Axel Graisely évoque une possible analogie avec le N inversé du INRI de la tombe de l'abbé Béranger Saunière dans le cimetière de Rennes-le-Château.
©Kris Darquis. Eléments de la croix de mission. Aucun lien avéré entre Rennes-le-Château et ce village mais ce N inversé incite à la réflexion.
© Kris Darquis. Le Cannet des Maures fait partie des nombreux villages varois qui mettent en valeur leur patrimoine historique.
©Kris Darquis. Axel Graisely attire l'attention de ses lecteurs sur le vitrail de l'oculus de l'église figurant un magnifique tétramorphe. Il mentionne un prêtre réfractaire varois du nom de Barbéris (mort en 1828) chez qui on aurait trouvé une somme d'argent considérable pour l'époque.
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