berenger sauniere
Patrick Valette en mètre de conférence (Rennes-le-Château)
Le système métrique est en vigueur dans la presque totalité des pays du monde sauf aux Etats-Unis, en Birmanie et le Libéria. La plupart d'entre nous ignorent que cette mesure que nous utilisons machinalement dans les actes de la vie quotidienne est une réalisation à vocation universelle de la Révolution française au même titre que la Déclaration des Drois de l'Homme et du Citoyen. Sa définition nécessita de très longs et fastidieux repérages et parfois même de l'abnégation. C'est cette fabuleuse aventure que Patrick VALETTE, en mètre de conférénce, a conté lors du dîner-débat organIsé par l'O.D.S et l'Atelier Empreinte le vendredi 11 janvier dernier au restaurant Le Dragon de Rhedae (Rennes-le-Château) où s'étaient réunis une trentaine de participants. Patrick Valette s'est passionné pour l'histoire du mètre dans le cadre de son travail au sein de l'O.N.F. dans le secteur du Mont Tauch où fut installée une des stations géodésiques de la région servant de repères. Si le tracé du méridien de Paris avait été initié le 21 JUIN 1667 par l'Académie Royale des Sciences sous l'égide de Louis XIV et de Colbert, il n'y avait jusqu'en 1789 aucune mesure, poids ou taille communément utilisées par tous qui avaient été définies. Les penseurs de la Révolution française aspiraient à ce que les valeurs républicaines d'égalité et de fraternité deviennent universelles et décidèrent de procèder à la définition d'une mesure "pour tous les temps, pour tous les hommes". Par décret du 26 mars 1791, le mètre fut officielllement défni comme la dix millonnième partie de la moitié de méridien terrestre. La mesure d'un arc du méridien de Paris compris entre Dunkerque et Barcelone fut confiée en 1792 à deux éminents astronomes français - Jean-Baptiste Delambre et Pierre Méchain - qui se séparèrent pour partir l'un vers Dunkerque, l'autre vers Barcelone. Il s'avéra que cette mission scientifique qui ne devait s'étendre que sur deux ans fut beaucoup plus longue et laborieuse que prévue car elle fut entravée par des évènements politiques majeurs (guerres contre la Prusse, l'Angleterre et l'Espagne) et les soubresauts de la terreur révolutionnaire. Finalement, les chemins des deux astronomes se rejoignirent, en 1798, à .. Carcassonne. Le système métrique sera officiellement instauré en 1799. Deux cent ans plus tard, Paul Chemetov fut chargé par le président Mitterand de matérialiser la Méridienne verte.
Les traces des repérages de Pierre Méchain sont encore visibles dans la région (1795-1798) : Pic de Nore, Tour de l'église Saint-Vincent à Carcassonne, Montage d'Alaric, le Mont Tauch et le Pech de Bugarach (où d'après certaines archives Pierre Méchain effectua un séjour particulièrement éprouvant).
Kris Darquis
Rennes-le-Château s'invite à Saint-Maximin
Saint-Maximin-la-Sainte-Baume : 21 et 22 octobre 2012
La deuxième édition du festival littéraire de Saint Maximin a été l'occasion de retrouver Jean-Michel Thibaux/Martine-Alix Coppier ainsi que le dessinateur Lo Bé rencontrés cet été à Rennes-le-Château.
Après les aventures de Foulétoun à Rennes-le-Château, Axel Graisely et Lo Bé nous entrainent, cette fois-ci, dans Le Colporteur - Le Combat des Extrêmes sur les traces d'une mystérieuse confrérie du N inversé qui aurait disséminé des indices dans le Var que l'on peut relier à Rennes-le-Château... et qui feront l'objet d'un prochain reportage.
Lors d'une conférence, Jean-Michel Thibaux et Martine-Alix Coppier ont expliqué aux "non-initiés" la génèse de l'histoire du mystère de Rennes-le-Château. Ils se sont attardés sur l'implication des Habsbourg notamment sur la venue de l'archiduc Jean-Salvator (membre de la société secrète des Frères Asiatiques) dans le Razès à la recherche de documents attestant de l'existence de la descendance du Christ ce qui aurait pu permettre aux Habsbourg de supplanter l'autorité du Vatican. Il s'était allié à son cousin Rodolphe pour lutter contre le despotisme de l'empereur François-Joseph et partageait avec lui le dessin politique d'instaurer une monarchie européenne humaniste. Le tragique décès de Rodolphe à Mayerling aura mis fin à ce projet et Jean-Salvator serait parti définitivement pour la Patagonie. Jean-Michel Thibaux nous apprend également que l'abbé Saunière avant de mourir projetait de construire une Tour de Babel renfermant les ouvrages de la Connaissance.
Kris Darquis
© Kris Darquis. Le festival littéraire s'est tenu dans le majestueux cloître du Couvent Royal attenant à la Basilique qui rappelons-le est le troisième tombeau de la chrétienté (après Jérusalem et Saint-Pierre de Rome). Une crypte y abrite les reliques de sainte Marie-Madeleine, "redécouvertes" par Charles II d'Anjou, comte de Provence, en 1279.
©Kris Darquis. "L'Héritière de Saunière" co-écrit par Jean-Michel Thibaux et Martine Alix Coppier a rencontré un franc succès auprès des lecteurs. Sera-t-il porté à l'écran comme l'a été "L'Or du Diable", en 1989 ? Ce roman s'articule autour de la personnalité de Marie Denarnaud, légataire universelle de l'abbé Saunière.